Rupture de la prothèse mammaire unilatérale

La partie externe est remplie avec un petit volume de sérum physiologique. L'intérêt de ces implants est la possibilité de retirer le sérum physiologique en cas d'encapsulation voir 3.

Le deuxième type d'implant à double lumière contient le gel de silicone dans la partie externe et la partie interne est gonflée par du sérum physiologique. Le rôle de ces implants est celui d'expanseur cutané voir 3.

Parmi les inconvénients rencontrés suite à l'implantation de prothèses mammaires, la constitution d'une capsule fibreuse qui se contracte autour de l'implant est certainement celui qui est le plus souvent mentionné. Il s'agit d'un phénomène habituel pour tout corps étranger que l'organisme ne peut ni dissoudre ni rejeter. Cette capsule en se contractant, comprime l'implant avec risque de rupture et de fuite du contenu.

Le sein devient dur et parfois douloureux. La migration de gel de silicone à travers la paroi semble favoriser la formation d'une capsule fibreuse. Cette "transpiration" des implants était plus importante avec les anciennes prothèses.

En effet, à cette époque, l'objectif était d'obtenir les prothèses les plus naturelles possibles et on utilisait des parois minces et des silicones très fluides.

Aujourd'hui, les prothèses ont des parois épaisses et le gel de silicone est plus visqueux ce qui limite aussi le risque de migration en cas de rupture de l'implant. Pour limiter le phénomène d'encapsulation, on a imaginé d'enrober la paroi de l'implant d'une couche de polyuréthane. L'effet était transitoire car le polyuréthane est rapidement dégradé et surtout, la suspicion sur le devenir des produits de dégradation cancérigènes? Enfin, on a fabriqué des prothèses à paroi texturée ou rugueuse dont la structure est étudiée pour opposer aux tissus péri-prothétiques une surface irrégulière capable de désorganiser les fibroblastes en empêchant la formation de chaînes continues capables de se contracter autour de la prothèse.

On a constaté qu'après une longue utilisation 10 ans de nombreux implants mammaires étaient rompus laissant le gel de silicone se répandre dans les tissus. De rares cas de maladies auto-immunes sclérodermie qui pourraient être en relation avec la présence d'implants en silicone ont été décrits. Le risque éventuel a une incidence très faible et des études récentes semblent nier son existence.

Par contre aucun lien n'a été établi entre les prothèses mammaires et un risque cancéreux. En chirurgie esthétique, on utilise régulièrement des expanseurs de peau. On place sous la peau un implant en silicone relié par une tubulure à un site d'injection lui aussi sous-cutané. On augmente progressivement le volume en injectant dans la poche une solution physiologique. Le processus nécessite plusieurs semaines. Les expanseurs tissulaires diffèrent selon la forme rectangulaire, ronde ou en croissantles dimensions et la capacité.

En utilisant cette technique après mammectomie totale, on peut obtenir une surface de peau suffisante pour l'implantation d'une prothèse définitive. Pour éviter de pratiquer deux interventions, il existe des prothèses mammaires à double lumière prothèse de Becker avec site d'injection amovible ce qui permet dans un premier temps de l'utiliser comme expanseur cutané puis comme implant définitif. La stérilisation tubaire consiste à couper la trompe de Fallope afin d'empêcher les spermatozoïdes d'y féconder les ovules.

En général cette intervention se pratique par voie coelioscopique.

Chirurgie correctrice après augmentation mammaire

La méthode traditionnelle consiste en une ligature et section de la trompe. Aujourd'hui cependant, ce sont les clips de Hulka ou de Filshie qui sont les plus fréquemment employés car cette technique est moins consommatrice de trompe Fig. Les techniques de viscérosynthèse par voie laparoscopique sont très souvent utilisées dans le domaine de la chirurgie gynécologique.

Les procédures de salpingectomie, annexectomie, myomectomie, kystectomie ovarienne, et hystérectomie sont très souvent appliquées par cette voie. Physiologie de la fécondation 2. Les organes reproducteurs 3. Le matériel pour viscérosynthèse. Figure 3. Même si on peut les traiter facilement, les complications comme une infection ou un saignement secondaire peuvent augmenter considérablement le risque à long terme de capsulite contractile. Le traitement de la capsulite contractile et d'autres complications tardives sont abordés.

Une capsule va toujours se former autour d'un implant, que l'implant ait été utilisé pour une augmentation mammaire ou une reconstruction mammaire. Au début, la capsule est mince et souple. Au fil du temps, la capsule peut s'épaissir et éventuellement finir par se contracter. Les raisons en sont incertaines, mais le phénomène est appelé capsulite contractile. La contraction de la capsule autour de l'implant risque de déformer la prothèse et de conduire à des douleurs chroniques avec sensation de constriction du sein concerné.

La capsulite contractile peut survenir quelques mois après la pose d'un implant, ou plus tard, même après 20 ou 30 ans. Une fois que la capsulite contractile devient désagréable pour la patiente, elle envisagera peut-être une correction.

Dans la plupart des cas, on pratiquera soit une capsulotomie, soit une capsulectomie. Une capsulotomie consiste à retirer l'implant par la cicatrice existante puis à pratiquer des incisions dans la capsule, dans différentes directions, de sorte que le tissu environnant puisse se relâcher.

L'implant mammaire est ensuite remis en place. Une capsulectomie consiste à retirer la capsule et la prothèse mammaire ensemble par une incision dans le repli sous le sein. Dans ces cas il est parfois nécessaire de pratiquer un lifting des seins une mastopexie parce que la peau et le tissu mammaire couvrant la prothèse ont été étirés pendant longtemps.

Photos: a Capsulite contractile unilatérale avec déplacement et déformation du sein gauche. La rotation d'un implant se produit le plus fréquemment dans la prothese implant mammaire interne semaine post-opératoire. Ce problème ne concerne que les implants anatomiques.

Malgré cela, si l'implant ne s'intègre pas aux tissus environnants, il peut encore se déplacer ou tourner dans sa poche pendant des mois, voire des années après la chirurgie. Cette complication peut entraîner une asymétrie significative entre les seins. Le déplacement ou la rotation d'un implant mammaire ne peuvent être résolus que par une opération chirurgicale.

Risques et complications d’une augmentation mammaire

Après avoir retiré la prothèse, la poche capsule doit être corrigée en conséquence. Cette complication est plus fréquente chez les femmes avec des implants remplis de solution saline qu'avec des prothèses remplies de gel de silicone.

De petits plis peuvent se former sur l'implant lors de son insertion. Les rebords des plis subissent des frottements continus lors des mouvements habituels de la patiente.

Après plusieurs années, des déchirures peuvent apparaître au niveau de ces replis. Les implants qui sont en place depuis une longue période de temps peuvent aussi se rompre spontanément. Un traumatisme externe peut également endommager l'implant, bien que ce soit rare.